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dimanche 7 janvier 2018

Epiphanie du Seigneur


L’Epiphanie est fêtée soit le 6 janvier soit le deuxième dimanche après Noël. La fête fait mémoire de la visite des sages d’Orient, venus à Bethléem se prosterner devant Jésus Christ nouveau-né.

Noël est la fête de la lumière, et lors de l’Epiphanie cette lumière se manifeste au monde. Jésus est né dans le cercle de sa famille, Saint Joseph et la Sainte Vierge Marie. De simples bergers, fils du peuple, vinrent trouver le nouveau-né couché dans la mangeoire. Jusqu’ici tout reste intime et intérieur. Douze jours après la naissance, l’Eglise fait mémoire de la visite des sages, venus de loin se prosterner devant l’enfant (Matthieu 2,1-12).
Les mages représentent les peuples du monde, les nations païennes. Ils ont suivi l’étoile, car ils n’avaient pas les écritures du peuple d’Israël, qui préparaient le peuple à la venue du Messie. L’étoile les a conduits à Bethléem, et ils y arrivent comme les prémices des croyants des nations, destinées à croire dans le Messie d’Israël et sauveur du monde. Lorsque Hérode s’entend demander où doit naître le roi des Juifs, il n’interroge pas la nature, mais les scribes spécialisés dans les Saintes écritures. Les écritures, elles aussi, indiquaient Bethléem ; cependant Hérode n’alla pas se prosterner, car il se considérait lui-même comme le Roi des Juifs, et refusait le vrai roi, celui qui venait de naître.
Les lectures de la fête (1e lecture du livre d’Isaïe 60 :1-6 ; Psaume 72 ; 2e lecture de l’épître aux Ephésiens 3 :2-6) sont consacrées à la lumière qui parvient aux nations. Le peuple d’Israël est choisi parmi tous les peuples pour être lumière des nations. L’apogée de sa vocation se concrétise dans le don au monde de Jésus, fils du peuple d’Israël et lumière véritable. Les nations venues se prosterner devant Jésus sont appelées, elles aussi, à être lumière par leur foi et par leurs actes.


Bonne et sainte année 2018 à tous

Le premier janvier est le huitième jour après la naissance de Jésus le soir de Noël. C’est pourquoi dans la tradition chrétienne il est le jour où l’on commémore la circoncision de Jésus, enfant juif né il y a plus de 2000 ans. Ainsi qu’il est écrit dans l’évangile de Saint Luc:
« Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. » (Luc 2 :21)
Dans la tradition latine, cette fête est aussi la commémoration du nom de Jésus.

Ce même jour est devenu une fête particulièrement vouée à la Mère de Jésus.

Textes de la messe du 1er janvier .EAQ.


Livre des Nombres 6,22-27.

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
« Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :
“Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !”
Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai. » 


Psaume 67(66),2b.3.5abd.7.8b.

Que son visage s'illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
sur la terre, tu conduis les nations.

La terre a donné son fruit ;
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que la terre tout entière l'adore !





Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4,4-7.

Frères, lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse,
afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils.
Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père !
Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu. 


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,16-21.

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.
Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. 



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris 

Commentaire du jour : 

Saint Amédée de Lausanne (1108-1159), moine cistercien, puis évêque 
4ème Homélie mariale (trad. Pain de Cîteaux rev. ; cf SC 72, p. 129s) 


« Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur »

En prenant dans ses bras pour la première fois son petit enfant, l'Emmanuel, Marie a discerné en lui une lumière incomparablement plus belle que le soleil, elle a ressenti un feu qu'aucune eau n'aurait pu éteindre. Elle a reçu, voilée par ce petit corps qui venait de naître d'elle, l'éclatante lumière qui illumine toute chose, et elle a mérité de porter dans ses bras le Verbe de Dieu qui porte tout ce qui existe (He 1,3). Comment ne serait-elle pas envahie par la connaissance de Dieu, comme par les eaux débordantes de la mer (Is 11,9), et ravie hors d'elle-même, emportée dans les hauteurs, dans une admirable contemplation ? Comment ne s'étonnerait-elle pas de se voir devenue mère, elle qui est vierge, et, toute joyeuse, de se voir devenue Mère de Dieu ? Elle comprend qu'en elle sont accomplis les promesses faites aux patriarches et les oracles des prophètes, les désirs de ses pères anciens qui l'attendaient de tous leurs vœux.

Elle voit que le Fils de Dieu lui est remis ; elle se réjouit de se voir confier le salut du monde. Elle entend le Seigneur Dieu lui dire au fond du cœur : « Je t'ai choisie parmi tout ce que j'ai créé ; je t'ai bénie entre toutes les femmes (Lc 1,42) ; je t'ai remis mon Fils entre les mains ; je t'ai confié mon Unique. N'aie pas peur d'allaiter celui que tu as enfanté, ni d'élever Celui que tu as mis au monde. Sache qu'Il n'est pas seulement ton Dieu, mais encore ton Fils. Il est mon Fils et il est ton Fils, mon Fils par la divinité, ton Fils par l'humanité qu'Il a assumée en toi. » Avec quelle affection et avec quel zèle, avec quelle humilité et quel respect, avec quel amour et quel dévouement Marie a répondu à cet appel ! Les hommes ne peuvent le savoir, mais Dieu le sait, Lui qui scrute les reins et les cœurs (Ps 7,10)... Heureuse celle à qui il a été donné d'élever Celui qui protège et nourrit tout, de porter Celui qui porte l'univers.

Fête du Roi David - 29 Décembre


Le 29 décembre, l’Eglise célèbre la Fête du Roi David, juste quelques jours après Noël.

Le Nouveau Testament commence avec le verset : « Livre de la genèse de Jésus le Messie, fils de David, fils d’Abraham » (Matthieu 1 :1). Jésus est connu comme « le fils de David », héritant sa royauté du bienaimé roi d’Israël. Saint Paul nous rappelle dans l’épitre aux Romains que Jésus Christ notre Seigneur « issu de la lignée de David selon la chair et établi fils de Dieu avec puissance selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection des morts » (Romains 1 :3-4).
David est une des figures les plus connues de l’Ancient Testament, le berger qui est devenu roi et était aimé de Dieu. Quand il a cherché à construire un Temple pour Dieu, Dieu lui a annoncé : « J’élèverai ta descendance après toi, celui qui sera issu de tes entrailles, et j’affermirai sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom et j’affermirai sa royauté » (2 Samuel 7 : 12-13). Ce fils, les Chrétiens le croient, n’est pas seulement Salomon mais le fils qui naîtra à la maison de David et qui est le Messie et le Fils de Dieu.
On peut être surpris que David soit célébré comme un saint dans l’Eglise. Pourtant il a fait de grandes choses pour Israël mais il était aussi un pêcheur. Cela nous rappelle que le saint est la personne qui a profondément conscience de sa faiblesse et demande constamment le pardon de Dieu. Selon la tradition, David a composé le Livre des Psaumes, une œuvre qui illustre toute l’existence humaine- la joie et l’exultation et la délicatesse et la noirceur de la personne humaine qui vient devant Dieu.

Peut-être, l’épisode le plus mémorable de la vie de David est sa repentance pour ce qu’il a fait et quand il a pris Bethsabée à son mari Uri, père d’un enfant adultère et meurtrier de Uri. La repentance de David a été immortalisée dans le psaume 51, un psaume qui est devenu le chant de repentance de chaque Chrétien. « Pitié pour moi, mon Dieu, en ta bonté, en ta grande tendresse efface mon péché. Lave moi tout entier de mon mal et de ma faute purifie-moi. Car mon péché, moi, je le connais, ma faute est devant moi sans relâche ; contre toi, toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Pour que tu montres ta justice quand tu parles et que paraisse ta victoire quand tu juges » (Psaume 51 : 1-4).

De la part de Jacinta