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mercredi 16 octobre 2013

Un entretien avec Paul-Samuel Auszenkier réalisé en novembre 2011

Merci à Anita Bourdin, journaliste à l'agence Zenit, et amie de l'association Marie Fille de Sion, de nous avoir fait parvenir les deux enregistrements qu'elle a réalisés en novembre 2011.
Nous vous souhaitons une bonne écoute, et à très bientôt.
Amicalement.
Michel

Cliquer sur les deux liens suivants et télécharger le fichier audio sur votre ordinateur pour pouvoir l'écouter.
Entretien 1ère partie
Entretien 2ème partie

dimanche 13 janvier 2013

Enregistrement de l'émission Lire et Relire de Judaïque FM sur le livre de Paul-Samuel Auszenkier "Faire Mémoire"


Les 1er et 29 novembre derniers, Christine Garcette était l'invitée de Paul Lévy pour son émission Lire et Relire autour de l'ouvrage de Paul-Samuel Auszenkier "Faire mémoire".



Voici les liens vers les deux parties de cet entretien.
- émission du 1er novembre 2012, cliquer ici et télécharger le fichier sur votre ordinateur pour l'écouter.
- émission du 29 novembre 2012, cliquer ici, et faites de même.

NB: La propriété de ces enregistrements est celle de Judaïques FM.

lundi 3 décembre 2012

Michel Remaud : "Paroles d’Évangile, paroles d’Israël"

Cet article, rédigé par Jean Massonnet, est extrait du site de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France (page originale ici).

Editions Parole et Silence, novembre 2012.
156 pages, 15 €

Nous ne pouvons que vous recommander la lecture du dernier livre de Michel Remaud: nouveaux venus dans le dialogue judéo-chrétien, dans la lecture juive des écritures ou déjà initiés.
Dans cet ouvrage de 156 pages, Michel Remaud a rassemblé, à partir d’une suggestion qui lui a été faite, une série d’articles courts, 60 en tout, dont le contenu général est bien défini par le titre : Paroles d’Évangile, paroles d’Israël. La plupart de ces réflexions sont reprises de la revue Feu et Lumière. Les cinq derniers (numéros 56 à 60) ont paru sur le site d’Un écho d’Israël.

Le style est simple et limpide. Le lecteur chrétien non familiarisé avec la tradition juive pourra y découvrir toute une série de perles inattendues, qui lui montreront que les Évangiles plongent dans un milieu qui leur est familier et qui, pour une bonne part, les inspire, car la nouveauté du Christ s’y enracine. Ce petit ouvrage ne mérite pourtant pas la qualification qui accompagne certains titres en guise d’encouragement au profane : « pour les nuls ». Ceux qui ont déjà une certaine connaissance du judaïsme pourront y trouver de quoi enrichir ou confirmer leurs convictions. Enfin, pour ceux qui ont la possibilité d’aller vérifier directement dans les sources, la liste des références en fin d’ouvrage leur dira où aller chercher.
Nombre d’expressions ou récits des Évangiles ou plus largement du Nouveau Testament peuvent sembler une pure nouveauté apportée par Jésus ; d’autres interrogent le lecteur par leur caractère paradoxal ou énigmatique. Replongés dans leur milieu juif d’origine, ces passages y trouvent un sens confirmé et parfois un éclairage insoupçonné. 
Quelques exemples :
  • Que signifie ce « trou d’aiguille » (Mt 19,24) par lequel un riche devrait passer pour entrer dans le royaume de Dieu ?
  • Jésus déclare aux femmes qui le suivent sur le chemin du Calvaire, « Si l’on traite ainsi le bois vert, qu’en sera-t-il du bois sec ? » (Lc 23,29-31). Est-ce vraiment une malédiction ?
  • Une femme atteinte d’hémorragies est persuadée que si elle parvient à toucher la frange du vêtement de Jésus, elle sera guérie ; et c’est ce qui lui arrive. Mais pourquoi précisément « la frange » ?
  • Prête-t-on suffisamment attention à cette demande du Notre Père : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » ?
  • La béatitude « Heureux ceux qui pleurent » (Mt 5,5) est illustrée par le rire paradoxal de Rabbi Aqiva.
  • Est-ce un hasard si Zachée porte précisément ce nom ?
  • etc. !
Ces épisodes ont à première vue un caractère anecdotique ; ils ne le sont pas quand on y réfléchit. Là encore, quelques exemples. À partir de l’espérance « qui rend pur » (1 Jn 3,2-3) il est possible de renvoyer à une déclaration de Rabbi Aqiva qui permet de dépasser les accusations porteuses de mépris à l’égard d’un judaïsme qui serait sclérosé dans le ritualisme (p. 27-28). L’épouse de Rabbi Méir, Beruria, fait comprendre à son mari, à partir d’un même mot qui peut signifier « pécheur » ou « péché » (Ps 104,35) qu’il ne faut pas prier pour que meurent les pécheurs, mais pour que disparaisse le péché (p. 95-96). Voilà une excellente clé de lecture donnée aux chrétiens rebutés par les expressions de violence et de vengeance contenues dans les psaumes. La déclaration de Jésus « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22,15-22) est plus qu’un simple principe de bonne laïcité. Elle prend une tout autre ampleur quand on la mesure à une réflexion juive sur Adam créé à l’image de Dieu (p. 105-106).

Cet ouvrage de Michel Remaud donne envie d’en connaître plus. « Va et étudie » disait Hillel à un impertinent qui voulait apprendre la Tora le temps qu’il se tenait sur un pied. Une hirondelle ne fait pas le printemps. De même, un écho de la tradition juive dans le Nouveau Testament pris isolément n’est pas une preuve. Mais à mesure qu’un chrétien découvre la richesse des relations entre les deux domaines, il approfondit la compréhension de son christianisme et comprend combien est justifiée sa reconnaissance envers le peuple qui garde vivante la tradition au sein de laquelle son espérance a pris naissance.

Jean Massonnet

Michel Remaud, prêtre catholique, docteur en théologie, dirige à Jérusalem l’Institut Albert Decourtray (Institut chrétien d’études juives et de littérature hébraïque). Il a reçu en 2010 le prix de l’Amitié judéo-chrétienne de France.

lundi 19 novembre 2012

Conférence dans le cadre du séminaire « La Shoah dans la culture occidentale »


Collège des Bernardins
Jeudi 22 novembre 2012, de 18h à 20h

Mgr Gabriel Piguet, évêque de Clermont durant la seconde guerre mondiale, fut le seul évêque de France déporté au camp de Dachau où, clandestinement, il ordonna prêtre un jeune allemand. Il est également le seul évêque français fait « Juste parmi les Nations » en 2001. Marc-Alexis Roquejoffre, journaliste, auteur d’un film et d’un livre sur l’histoire de cet homme, relatera la figure et la vie de Mgr Piguet lors d’une conférence illustrée précédant la diffusion d’un documentaire. 

avec la participation de : Marc-Alexis Roquejoffre, journaliste, directeur de RCF Puy-de-Dôme.
Gratuit pour les moins de 26 ans dans la limite des places disponibles le jour de l’événement.
Tarif réduit pour les demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux.
Tarifs Tarif Plein : 5 €, Tarif Réduit : 3 €
Informations : 01.53.10.74.44

Pour se rendre au Collège des Bernadins, cliquer ici

lundi 1 octobre 2012

Paul-Samuel Auszenkier s'est éteint sous le signe de Kippour

Vous lirez en cliquant sur le lien ci-dessous, le très bel article écrit par notre amie Anita Bourdin dans la revue Zenit.
Si vous le souhaitez, vous pouvez déposer vos commentaires en bas de cette page.
Cliquer ici.

samedi 29 septembre 2012

Jean-Marie Lustiger, le Cardinal Prophète, par Henri Tincq


En préparation de notre rencontre du samedi 6 octobre prochain, voici la critique du livre d'Henri Tincq par Bruno Frappat du journal La Croix : ici.

Et voici le lien vers l'article du CRIF sur la conférence au Collège des Bernardins lundi 17 septembre dernier : ici.

mercredi 8 août 2012

Aujourd'hui, l'Eglise célèbre la Bienheureuse Edith Stein



Bonjour,
En ce jour où l'Eglise célèbre la Bienheureuse Edith Stein, Ste Thérèse Bénédicte de la Croix, je vous propose un écrit plein de force et de respect.
Fratenellement.
Michel

PS. Si vous voulez allez plus loin, cliquer ici pour accéder au site de l'Institut Edith Stein.


Lettre d’Edith Stein du 12 avril 1933 au pape Pie XI

Saint Père !

Comme fille du peuple juif, qui suis depuis onze ans, par la grâce de Dieu, fille de l’Eglise catholique, j’ose exprimer devant le Père de la chrétienté ce qui accable des millions d’Allemands.

Depuis des semaines, nous voyons en Allemagne se produire des agissements qui témoignent d’un total mépris de toute justice et de toute humanité, sans parler de l’amour du prochain. Des années durant, les chefs du national-socialisme ont prêché la haine des Juifs. Après qu’ils ont pris en main le pouvoir et armé leurs partisans, parmi lesquels se trouvent des criminels notoires, cette semence de haine a levé. Le gouvernement n’a reconnu que très récemment que des excès se sont produits. Nous ne pouvons nous faire une juste idée de leur importance, tant l’opinion publique est bâillonnée. Mais à en juger par ce dont j’ai connaissance à travers mes contacts personnels, il ne s’agit en aucun cas de cas isolés. Sous la pression des voix qui s’expriment à l’étranger, le gouvernement est passé à des méthodes « plus douces ». Il a fait passer le mot d’ordre de ne toucher à aucun cheveu des Juifs. Mais, en ayant organisé le boycottage (des magasins et institutions juifs), qui ôte aux personnes leur condition économique, leur honneur de citoyen et leur patrie, il en pousse beaucoup au désespoir : ces dernières semaines, cinq cas de suicide causés par ces mesures hostiles ont été portés à ma connaissance par des personnes de mon entourage. Je suis convaincue qu’il s’agit d’un phénomène général qui va faire encore beaucoup d’autres victimes. On peut regretter que ces malheureux n’aient pas en eux la force intérieure pour porter leur destin. Mais la responsabilité pèse pour une grande part sur ceux qui les ont acculés jusque-là. Et elle retombe aussi sur ceux qui se taisent.

Tout ce qui s’est produit et se déroule encore quotidiennement est le fait d’un gouvernement qui se déclare « chrétien ». Depuis des semaines, non seulement les Juifs mais aussi des milliers de catholiques fidèles en Allemagne - et je pense dans le monde entier - attendent et espèrent que l’Eglise du Christ fasse entendre sa voix pour mettre un terme à cet abus du nom du Christ. Cette idolâtrie de la race et du pouvoir étatique, martelée chaque jour aux masses par la radio, n’est-elle pas une hérésie ouverte ? Ce combat en vue d’éliminer le sang juif n’est-il pas un blasphème contre la très sainte humanité de notre Rédempteur, de la bienheureuse Vierge et des Apôtres ? Tout cela n’est-il pas en contradiction totale avec l’attitude de notre Seigneur et Sauveur qui priait sur la croix pour ses persécuteurs ? Et n’est-ce pas une tâche noire dans la chronique de cette année sainte qui devait être une année de paix et de réconciliation ?

Nous tous qui sommes les enfants fidèles de l’Eglise et qui observons les événements qui se déroulent en Allemagne sans fermer les yeux, nous craignons le pire pour l’image de l’Eglise, si jamais son silence durait encore. Nous sommes aussi convaincus que ce silence ne sera pas en mesure d’acheter à long terme la paix face à l’actuel gouvernement allemand. La lutte contre le catholicisme est provisoirement encore menée avec discrétion et sous des formes moins brutales que celle contre les Juifs, mais elle n’est pas moins systématique. Sous peu, aucun catholique ne pourra plus exercer une charge sans avoir souscrit inconditionnellement à la nouvelle orientation.

Aux pieds de votre Sainteté, demandant la bénédiction apostolique,

Dr Edith Stein, Maître de conférence à l’Institut allemand de pédagogie
Münster, Collège Marianum