Nous contacter

lundi 6 février 2017

Mystique juive / mystique chrétienne; regards croisés


Mettre en valeur à la fois les spécificités, les divergences et les convergences entre la pensée juive et la pensée chrétienne

     Au long des séances mensuelles, sont abordées diverses questions comme le retour du mystique à l’âge contemporain (y compris une mystique sans Dieu) ou la place particulière de la femme dans l’histoire de la mystique (par exemple à travers la figure de Thérèse d’Avila, objet de nombreux travaux récents).

     Les travaux permettront de mettre en vis-à-vis des thématiques communes aux mystiques juifs et chrétiens (le langage de la mystique, l’ascèse, les larmes, vision et contemplation etc.) ou encore des époques décisives comme le moyen âge, en essayant de dégager les influences mutuelles.

          Programme et comptes rendus

       Séance du 22 Mai 2014, « Pères du désert et hassidisme, deux occurrences d’une mystique du quotidien »  
          Compte rendu de la séance
         
Séance du 27 Mars 2014, « Le récit du Char céleste – Maasé Merkaba – et la littérature des Palais Hekhalot dans la mystique juive classique »  
          Compte rendu de la séance
         
     Séance du 13 février 2014, « La mystique et le rouleau d'Esther » 
          Compte rendu de la séance

Séance du 23 Janvier 2014, « Le Hidouch – Innovation – Création »  
          Compte rendu de la séance

          Séance du 19 Décembre 2013, « La corporéité divine » ou «incorporation, monisme et pluripersonnalisme de Dieu » 
          Compte rendu de la séance

          Séance du 14 Novembre 2013, « La prière hassidique pour la Présence divine (Shekinah) en résonnance avec Matthieu XXV »
          Compte rendu de la séance
          Synthèse de la séance

     Séance du 6 Juin 2013, « Martin Buber et la Phénoménologie religieuse 
dans la Relation Je-Tu »
          Compte rendu de la séance

          Séance du 30 Mai 2013, « La problématique paternelle dans la mystique chrétienne contemporaine, en particulier, chez Marie de la Trinité »
          Compte rendu de la séance
         
Séance du 18 Avril 2013, « Eckhart et la mystique juive »
          Compte rendu de la séance
         
Séance du 28 Février 2013, « L’expérience mystique à la lumière de la psychologie des religions et du savoir contemporain »
          Compte rendu de la séance
         
Séance du 17 Janvier 2013, « Qumrân et les manuscrits de la mer Morte : recherche sur la mystique dans l’Antiquité »
                        Compte rendu de la séance

https://www.collegedesbernardins.fr/recherche/mystique-juive-mystique-chretienne-regards-croises

La femme juive religieuse (témoignage d'Elisabeth Smadja)



Vous trouverez ci-dessous le lien pour télécharger l'intervention d'Elisabeth Smadja, 
pour Marie Fille de Sion.


Témoignage de M. John Bindefeld

     
(dessin d'enfant juif caché, 1943, http://blogyadvashemfr.blogspot.fr/2009_02_01_archive.html)


   Marie Fille de Sion eut la joie d'accueillir M. John Bindefeld qui accepta de témoigner devant nous de son passé "d'enfant juif sauvé pendant la guerre", période  gardée sous silence pendant 60 ans. 

     Sa soeur et lui-même furent cachés dans un village de la Sarthe (par le père de France A. -maire de ce village). Il était logé chez le garde-champêtre. Comme les 20 autres enfants, cachés dans d'autres familles, il allait à l'école, malgré la présence de l'armée allemande. John Bindefeld perdit ses parents dans les camps.

    Un heureux concours de circonstance lui permit, en 2008, de reprendre contact avec la famille de l'ancien maire. John Bindefeld vint témoigner lors de la messe de sépulture de son épouse à Paris en 2009. Nous le remercions d'être venu parmi nous et d'avoir répondu à nos questions.

    Veuillez cliquer sur les liens ci-dessous pour télécharger gratuitement (en cliquant sur l'onglet jaune télécharger) les deux interventions (respectivement 18 minutes et 3 minutes).

https://mon-partage.fr/f/yFPvgTUc/


https://mon-partage.fr/f/dxc2XRIU/

samedi 4 février 2017

Lumière des Nations et Gloire d'Israël (Présentation de Jésus au Temple)





Les paroles du chant sont reprises des paroles que dit Saint Syméon quand il prend dans ses bras le petit Jésus âgé de 40 jours, dans le Temple. Voici les paroles de Saint Syméon dans leur intégralité : « Maintenant, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix selon ta parole ; car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face des peuples ; lumière pour éclairer les nations et gloire de peuple Israël » (Luc 2 :29-32).

Le Peuple de la Première Alliance, approches chrétiennes du mystère d'Israël

GARRIGUES J.-M.,Le peuple de la première Alliance. Approches chrétiennes du mystère d'Israël, coll. Théologies, Paris, Cerf, 2011

Le p. Jean-Miguel garrigues est bien connu pour son engagement dans les relations judéo-chrétiennes. En témoignent ses ouvrages L'unique Israël de Dieu (Limoges, 1987) et Par des sentiers resserrés (Paris, 2007).
Reprenant ici quelques études précédentes, il nous présente la question globale à l'occasion du 50e anniversaire du décret Nostra aetate de Vatican II, en y ajoutant des réflexions nouvelles suscitées par les circonstances du dialogue dans lequel lui-même s'est engagé en répondant à l'appel du card. Lustiger.


      * Une introduction discute les expressions parfois mal comprises de Pie XI et de Jean-Paul II. 

  * Une 1e partie développe «le mystère d'Israël dans le dessein de Dieu», puis il traite de l'Église comme «assemblée messianique d'Israël» en soulignant le rôle du Christ et de Marie, avant de parler du «Peuple de Dieu en deux assemblées» et «deux économies présentes sur la Loi et la Terre». Il conclut par deux réflexions sur l'inachèvement du salut caractérisant le temps de l'Église» et «l'espérance d'Israël: le secret de l'Épouse». 

  * Une 2e partie est consacrée à «Jésus et Israël»: comment Jésus est le Messie d'Israël qui n'abolit pas l'Alliance du Sinaï mais qui est pierre d'achoppement et de relèvement d'Israël: passage d'un grand intérêt. 

  * La 3e partie traite de l'aveuglement et de l'illumination des chrétiens vivant dans la gentilité: complément indispensable pour comprendre les ignorances coupables de la chrétienté et de sa théologie ignorantes du dessein de Dieu. 

  * La 4e partie, plus pratique et utilitaire, touche des questions posées par le dialogue entre Judéo-chrétien et Juifs messianiques: ces pages ouvrent à la compréhension mutuelle. La conclusion, brève et claire, tient en une phrase: «L'Église est tirée des nations mais elle n'est pas l'Église des gentils. Elle est l'Église de l'Israël messianique, d'Israël devenu en Jésus selon la Promesse de Dieu « un peuple, une assemblée de nations » (Gn 35,11)» (p. 272).

   Ce livre fera réfléchir beaucoup de chrétiens crypto-antisémites et aidera ceux qui veulent approfondir leur foi à mettre en pratique les déterminations de Vatican II concernant nos relations avec les Juifs - 
J. Radermakers sj



                                                   * * * * * * * * *

Peuple de la première Alliance (Le) de Jean-Miguel Garrigues

Collection Théologies, 288 pages - juil. 2011


       The subtitle of this book makes its purpose clear: "Christian approaches to the mystery of Israel”. Vatican II and John-Paul II have greatly purified Catholic theology of Christianity’s old anti-Judaism. Taking advantage of this new vision, this book represents an essay of comprehension in Catholic theology of the vocation of Jews in its permanence, even after Christ, outside and within the Church. It strives to say, in the light of the Old and New Testaments, what the Christian faith teaches about the role of the Jewish people in God’s plan. 

     In 1987, the author directed the publication of a collective work by a group of Christian theologians entitled "L'Unique Israël de Dieu " (today out of print), which had the same subtitle as this book. This one resumes its essential contributions and adds what the author’s theological research has allowed him to develop since then, thanks to his collaboration as a consultant expert in the “Catechism of the Catholic Church” and two colloquiums at the Vatican (on anti-Judaism in the Christian world and the Inquisition), which prepared John-Paul II’s act of repentance in 2000; thank also to his implication in the search for an ecclesial status for Catholic Jews in the Holy Land and in dialogue with Messianic Jewish leaders and theologians.

https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/3414/peuple-de-la-premiere-alliance-le

"Je vous écris de la Terre Sainte" : le nouveau livre du P. David Neuhaus

Le père David Neuhaus, Vicaire du Patriarcat latin auprès des catholiques de langue hébraïque, a publié un nouveau livre en français au sujet des chrétiens en Terre Sainte, des relations entre juifs et chrétiens, et de la Bible.

Le livre, sorti début février 2017 chez Bayard, est intitulé « Je vous écris de Terre Sainte ». L’ouvrage se présente en trois parties : un première qui présente la Terre Sainte aujourd’hui, en six articles sur les chrétiens en Terre Sainte et la vie en Israël. Une seconde qui décrit les relations entre les juifs et les chrétiens, avec cinq articles dont deux sur les communautés catholiques hébraïques en Israël. Et une dernière partie sur le Bible et la Terre Sainte, qui comprend cinq articles sur les thèmes bibliques.

http://catholic.co.il/index.php?option=com_content&view=article&id=14742:father-david-new-book-in-french-fr&catid=71&lang=fr&Itemid=477


jeudi 2 février 2017

Fête de la Présentation de Jésus au Temple

Le 2 février, l’Eglise fait mémoire de la présentation au Temple de Jésus par ses parents, à l’âge de 40 jours.

40 jours après Noël, l’Eglise catholique fait mémoire de la première entrée de Jésus au Temple (Luc 2,22-40). L’Evangile nous parle des parents de Jésus qui, selon le commandement de la Torah, se rendirent au Temple lorsque le temps de la purification de Marie fut écoulé (40 jours après la naissance d’un fils selon la Torah de Moïse, ainsi que le précise le livre du Lévitique 12,2-8). Luc rappelle également le commandement du rachat du premier-né (mentionné dans le livre de l’Exode 13). Selon la Torah, la femme doit apporter "un agneau d’un an en holocauste, ainsi qu’une colombe ou une tourterelle destinée à un sacrifice pour le pardon" (Lévitique 12,6). Le fait que la famille de Jésus apporte "deux colombes ou deux tourterelles" (Luc 2,24) est un signe qui montre avec évidence qu’il ne s’agit pas d’une famille aisée mais d’une famille pauvre. Dans la Torah de Moshe il est précisé : "Si une femme n’a pas les moyens de fournir un agneau, elle peut apporter deux tourterelles ou deux pigeons" (Lévitique 2,8). Luc réunit en un seul les deux commandements, celui du Lévitique et celui du rachat du premier-né dans le livre de l’Exode (13,2 et 13,11-16). Jésus nous est semblable en tous points, de sorte que le rachat s’applique à lui aussi (de même qu’il a été circoncis au huitième jour – cf Luc 2,21).
Au Temple, le vieux Syméon, qui attendait la consolation d’Israël, s’approcha d’eux. Lui et Anne la prophétesse symbolisent le peuple d’Israël attendant le Messie. Cliquez ici pour en lire davantage au sujet de Saints Syméon et Anne. Ils reconnurent Jésus comme le Messie attendu par de nombreuses générations, et ils se réjouirent. L’expression de "consolation d’Israël" fait écho au passage "Consolez, consolez mon peuple" dans le livre d’Isaïe 40,1). En ce jour de la venue au Temple de la famille de Jésus, venue accomplir les commandements se rapportant à la purification de la mère et au rachat du premier-né, Syméon reconnaît l’enfant cette même consolation qui avait été promise. Le chant de Syméon, "Maintenant tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix" est récité encore aujourd’hui par les chrétiens tous les jours avant le coucher. Ses yeux ont vu en Jésus le salut du Seigneur (Luc 2,30 et Isaïe 40,5). Il est la lumière des nations (Luc 2,31, comparer avec Isaïe 42,6 et 49,6) et la gloire d’Israël (Luc 2,31, cf Isaïe 46,13).
Cette fête remonte au quatrième siècle. Elle était initialement nommée "fête de la rencontre" : la rencontre de Jésus avec Syméon et Anne qui représentent le peuple d’Israël. Par leur intermédiaire Jésus rencontre toutes les nations de la terre. On trouve une description de la fête, célébrée au Saint Sépulcre de Jérusalem, écrite à la fin du quatrième siècle par la célèbre moniale Egérie. Dans l’église catholique la fête est tout particulièrement vouée à ceux qui ont consacré leur vie au Seigneur en entrant dans un monastère ou dans un ordre religieux.
À Jérusalem, la maison de la communauté hébréophone porte le nom de Syméon et Anne.